Le Yoga et nous

Il y a plus de 2000 ans, un médecin yogi et linguiste affirmait haut et fort « le mal qui n’est pas encore advenu peut et doit être évité ».
La science a depuis démontré qu’il existait, à l’état de germes, des maladies à l’intérieur de notre corps. 
 
Nous savons aussi que nos émotions positives (l’empathie, la gratitude...) ou négatives (la peur, la colère..) sont entendues, captées par nos organes, notre squelette, notre système nerveux.
C’est pourquoi nous nous sentons si bien après avoir babillé avec un tout-petit, tenu la main d’un ancien ou contemplé la mer.
 
Cependant, la vie quotidienne c’est autre chose : des soucis et des contrariétés, des séparations douloureuses,  des ambiances agressives ou pessimistes...
 
 
Comment éviter d’être déséquilibrés, nous épuiser et finir par tomber malades ?
 
L’Ayur-véda, système médical de l’Inde ancienne, se préoccupe depuis 5000 ans des énergies subtiles qui déterminent  notre capacité à être bien portants. Puissamment thérapeutique, le yoga est considéré comme la voie royale pour renforcer la santé, récupérer après une maladie ou un choc, trouver un sens à l’existence.
 
Comment ?
 
Par une pratique appropriée qui prend soin de notre corps, apaise notre mental en surchauffe et finalement nous régénère.
Parfois, le yoga est un allié précieux pour apprendre à accepter ce qui ne peut pas être changé.
 
Des classes spécifiques existent pour répondre aux besoins des seniors, des personnes fatiguées, des enfants et des femmes enceintes.
 
Le monde du XXIème siècle a besoin d’idées novatrices qui ne peuvent émaner que de personnes équilibrées, en harmonie avec elles-mêmes et au summum de leur conscience et de leur créativité !




Le Yoga à l'âge mûr

Ce n’est pas réjouissant, mais l’être humain en bonne santé, comme les montagnes, les chênes et les éléphants, vieillit. Son corps devient plus raide, faible et  fatigable. La mémoire peut s’altérer, l’appétit de vivre diminuer. S’installe alors l’anxiété devant ce qui apparaît comme un inexorable et injuste déclin...
...auquel le yoga ne peut rien puisque les grands maîtres eux-mêmes vieillissent, tombent malades et meurent quelles que soient leurs pratiques spirituelles !

Nous ne pouvons empêcher les virus de nous assaillir, l’hiver d’être rigoureux, et le chagrin de nous briser le cœur. Cependant, selon ces mêmes maîtres, tant que l’étincelle de vie réside en nous, nous devons la protéger, la raffermir, la rendre rayonnante.
« le mal qui  n’est pas advenu peut et doit être évité » nous rappelle, l’un d’entre eux, Patanjali.

Même entreprise sur le tard, la pratique régulière des postures et de la respiration yogiques se révèle un puissant anxiolytique.
Médicament totalement naturel, sans effets secondaires, à part une augmentation du tonus général et une forme surprenante de « lissage » des douleurs, l’art millénaire du yoga a de très bonnes raisons de persister malgré les modes et les malentendus.

La pratique doit être variée, tonifiante, relaxante et surtout évolutive. Rien de pire pour le moral que des gestes approximatifs répétés automatiquement en pensant à autre chose ! 
Le yoga stimule l’intellect : il n’y a pas que les mots fléchés pour faire marcher ses neurones !  Nous sommes génétiquement programmés pour que les qualités humaines de créativité, d’imagination, d’affection  s’expriment jusqu’à notre dernier souffle.

Commencer le yoga ne vous fera pas gagner automatiquement 10 ans de vie mais se découvrira en vous, si vous persistez un peu, une belle profondeur dans la joie d’exister.
Une lumineuse présence que les autres apprécieront.

Le Yoga pour la musique

 
 
Lors de sa naissance, l' être humain prend possession de son tout premier instrument : un Stradivarius très haut de gamme, muni d'un programme high tech, visant  à l'amener lentement à la pleine expression de ses subtiles harmonies, destiné  qu'il est à prendre toute sa place dans la symphonie du monde.
mais voilà, le mode d'emploi n'est pas livré avec la petite merveille de la technologie et comme à chaque fois dans un cas pareil, nous allons seulement utiliser 25% de ses potentialités et ignorer l'existence même de la majorité de ses superfonctions.
Et bien sûr, en cas de problème la hotline est hors de prix et toujours occupée et les formations lacunaires et jamais vraiment satisfaisantes quand on rentre à la maison.
que va-t-il advenir de ce bel instrument balloté par les aléas de la vie,  soumis à ses propres déséquilibres et à ceux de ses pairs
que va-t-il advenir de l'être humain, soumis  aux stress, aux tensions intérieures et extérieures, à un mode de vie dénaturé, aux pollutions physiques et mentales, aux accidents et blessures de la vie?
 
va-t-il savoir trouver en lui-même les racines de sa santé, les solutions aux problèmes, l'inspiration qui découle des forces vitales auxquelles il est lié à son insu ?
 
oui, la musicienne, le musicien sont d'abord leur propre instrument et il incombe à chacune et à chacun de prendre un soin infini de  ce compagnon de toute une vie.
 
Celui qui est considéré comme le père du yoga le sage Patanjali, a écrit 106 aphorismes parmi lesquels celui-ci « heyam dukham anagatam » que l'on peut traduire ainsi « le mal qui n'est pas encore arrivé peut et doit être évité ».
 
Dans la profondeur de ce simple précepte va s'inscrire, entre autres, la médecine ayur-védique qui vise à restaurer et maintenir les subtils équilibres intérieurs qui garantissent notre santé physique, mentale et spirituelle.
 
Cette médecine ancestrale a développé beaucoup d'applications basées sur la prévention des troubles et des maladies dont le yoga constitue une branche majeure.
 
Le grand Yehudi Menuhin ignorait tout ceci quand, en désespoir de cause, il se tourna vers le yoga pour tenter de juguler les douloureuses tendinites à répétition qui transformaient la passion de son art et sa vie quotidienne en enfer  qu'aucun thérapeute ne pouvait lui éviter.
 
il ignorait tout de la sagesse de Patanjali à ce moment, mais il pratiqua religieusement le yoga jusqu'à la fin de sa vie,  invita  son bienfaiteur B.K.S. Iyengar à venir enseigner  en Europe et préfaça tous ses ouvrages  témoignant ainsi de la haute estime dans laquelle il tenait cet art :
 
 
« (la pratique du yoga) nous ramène à notre propre corps, notre premier instrument, et nous apprenons à en jouer, à en tirer le maximum de résonance et d'harmonie. Avec une patience sans limites, nous affinons et animons chaque cellule, lors du combat de chaque jour, débridant et libérant des capacités qui, sinon, seraient condamnées à la frustration et à la mort. »
 
« la pratique du yoga au cours des quinze dernières années m'a convaincu qu'à la plupart de nos attitudes fondamentales envers la vie correspondent des expressions physiques de notre corps. »
 
« l'harmonie et le sens de l'universel viennent avec la prise de  conscience de l'alternance inéluctable de l'activité et de la passivité en rythmes éternels dont chaque inspiration et chaque expiration forment un cycle parmi les innombrables myriades d'ondes ou de vibrations qui constituent l'univers. »
 
pratiquer le yoga ne nécessite pas de devenir un ascète coupé du monde mais il ne s'agit pas non plus de s'asseoir au sol yeux fermés avec les pouces et les index joints comme nous le montrent tant de publicités.
 
Il s'agit d'une exploration systématique de notre instrument dans sa totalité, bien conscients que la matière, la forme et le son sont intimement liés. Le voyage commence avec la matière la plus tangible, le corps, pour progressivement découvrir les aspects plus subtils, la respiration, l'énergie...au fur et à mesure que se raffinent les perceptions de l'explorateur et qu'il devient plus agile dans ses ajustements.
 
Parcours passionnant dont les fruits s'offrent à chaque pas : nul besoin de pratiquer 2h par jour pendant 10 ans pour bénéficier des premiers effets. Bien sûr, les résultats seront plus durables si la pratique est régulière et continue. Venir à bout d'une tendinite récurrente, soulager des douleurs cervicales nécessite le temps de comprendre et de corriger par la pratique des asanas, les tenants et les aboutissants des déséquilibres posturaux qui la génèrent, sans se substituer aux traitements médicaux habituels.
 
S'il s'agit  de renforcer la mémoire et la concentration, une petite pratique personnelle régulière donne un résultat optimum au bout de quelques mois.
Pour ceux qui voyagent beaucoup, la pratique du yoga permet d'atténuer les effets du décalage horaire, et ceux qui sont exténués par leur mode de vie apprennent utilement à se libérer de la fatigue sans user de stimulants artificiels.
 
La pratique peut être commencée à tous les âges, quelle que soit la condition physique : il faut cependant accepter de travailler avec foi et sincérité et avoir la patience d'attendre les résultats si le problème est enraciné.
Si l'on est jeune et en bonne santé, écoutons encore Yehudi Menuhin « c'est une technique idéale pour prévenir les maladies physiques et mentales et protéger le corps...tout en développant une sensation inébranlable d'assurance et de sûreté de soi. »
 
Le yoga de Monsieur Iyengar m'a sortie de longues années de maladies et de la dépression qui en découlait. Depuis près de 25 ans, je l'enseigne dans des cadres divers : associations, écoles, prison...et le considère comme l'accordeur magique qui permet de retrouver la bonne fréquence à travers les aléas de l'existence qui nous inquiètent et nous bousculent parfois.
 
Le yoga ne propose pas de « rester zen » comme on le dit parfois sans réfléchir, mais plutôt de s'élever à plus de sagesse en  développant en soi  le courage de changer ce qui doit être changé  et celui d'accepter ce qui est inéluctable.
 
A l'occasion d'une cérémonie, Yehudi Menuhin offrit à B.K.S. Iyengar un cadeau élégant et très touchant : une montre sur laquelle était gravé « à mon meilleur  maître de violon ».
 
Quant à M. Iyengar, né en 1918, il a toujours proclamé que le yoga a pour but unique l'élévation de l'être humain et que la santé recouvrée n'en constitue qu'un effet secondaire!


Le Yoga pour les femmes

 
Les femmes ne sont pas des Hommes comme les autres. Dans leurs cellules, bat un coeur XX  alors que l'autre moitié de l'humanité palpite XY.
 
Sur le plan de la physiologie, le rythme féminin, déterminé par le système hormonal, se déroule sur un mode cyclique.
 
Selon les médecines anciennes, la santé globale des femmes dépend du bon état de fonctionnement du système endocrinien.
 
Or, la dégradation dans la nature des éléments indispensables à la vie, comme l'air et l'eau, cause de  silencieuses atteintes à cette subtile horloge intérieure.
 
L'accélération du mode de vie pèse sur tous. Les soins aux enfants, les tâches domestiques qui échoient  souvent aux femmes  éprouvent  leur équilibre à cause du stress qui en découle.
 
Les femmes ne sont pas des Hommes comme les autres mais nous sommes nombreuses à faire comme si.
 
Le prix de ce déni s'avère exorbitant : mal-être,  maladies, infertilité, adolescence, grossesse, ménopause compliquées,  inconfortables, anxiogènes, système nerveux fragilisé, fatigue chronique, états dépressifs,  burning out...
 
La cause de ce gâchis : le « terrain »qui se dégrade pour cause d'abandon.
 
Le remède ? prendre soin de nous-mêmes, protèger et nourrir  notre « terre » intérieure, celle dont nous sommes dépositaires, sans partage, ici et maintenant.
 
L'Humanité XX et XY  a besoin de ses deux pôles sensibles pour (retrouver?)son équilibre.
 
Apprenons à vivre notre spécificité féminine en s'ouvrant à la conscience de nos besoins réels et profonds.
 
Le yoga tend aux femmes le miroir de leur intériorité  et leur ouvre un espace de soin pour lisser les nerfs, gommer les regrets, déposer les chaines des peurs, raffermir le courage de vivre et capturer l'énergie nécessaire à la réalisation de leurs idéaux.
 
Soyons généreuses et responsables : accordons à notre corps, ce compagnon d'évolution, compassion et respect.
 
« votre corps est l'enfant de votre âme, vous devez nourrir et éduquer votre enfant » B.K.S. Iyengar

Online bookmaker the UK whbonus.webs.com William Hill
http://bigtheme.net/wordpress
Сачак/Ламперия Прочети тук