Déconfinement en vue !

Le gouvernement et les autorités sanitaires annoncent un déconfinement progressif à partir de lundi prochain 11 mai.

Nous avons la chance de vivre en Bretagne !

Si cette option était confirmée, je vous propose de reprendre les cours en mode restreint selon les modalités suivantes :

  • 8 personnes maximum : 4m2 par personne
  • port du masque
  • réservation par texto dés maintenant
  • cours selon le planning habituel

« Votre corps est l’enfant de votre âme, vous devez nourrir et éduquer votre enfant !

B.K.S. Iyengar

Nos corps et nos esprits ont grand besoin du Yoga pour retrouver sérénité, confiance et joie!

Au grand plaisir de vous retrouver !

YOGAPINCHA N°5

« Tout un chacun s’efforce de ressentir la paix. La paix relève à la fois du domaine du coeur, du champ du mental ou du siège des émotions.

La paix apparaît seulement quand sont vaincus les conflits entre joie et peine, plaisir et douleur, luxure ou malveillance, tant par les efforts de la discipline du yoga que par la grâce divine

…Nous savons tous que la vie est pleine de conflits. Elle est ainsi coincée entre ce qui est plaisant (preya) et ce qui est bon ou auspicieux (sreya).

L’esprit humain lie le soi à des pensées illusoires. Les illusions sont : le désir, la colère, l’avarice, l’engouement, la vanité et la haine.

Dés l’introduction (des Yoga Sutra), Patanjali affirme que lorsque le mental est calmé et réduit au silence, le yogi réside alors dans sa propre demeure.

L’apaisement du mental ne devient possible qu’au moment où l’homme comprend les causes des conflits, de la tristesse et de l’illusion.

Patanjali explique avec une clarté limpide que le manque de sagesse spirituelle et l’orgueil, l’attachement aux désirs, l’aversion pour la tristesse et la peur que la vie puisse un jour s’en aller sont la source des souffrances.

Dés l’instant où elles sont analysées, comprises et conquises à travers la culture de la discipline du Yoga, toutes les perturbations émotionnelles sont sublimées et la paix resplendit. »

mais qui est Bellur Krishnamacharya Sundararaja IYENGAR ?

Regardez la bande annonce de ce documentaire et comprenez quel enthousiasme pour le Yoga cet homme exceptionnel a soulevé dans le coeur de ses disciples !

ce documentaire tout neuf est à louer à très bas prix pendant quelques jours encore

Le Pranayama : leçon 2

Qu’est ce que le Pranayama ?

le Pranayama est une ascension verticale, une expansion horizontale et une extension circonférencielle du souffle.

Puraka est l’inspiration longue, soutenue, subtile, profonde, lente et rythmée.

Rechaka est l’art d’expirer lentement par un relâchement du souffle continu, lent, subtil et profond.

C’est la description de ce que nous recherchons dans le 1er niveau de Pranayama.

Pour simplifier l’apprentissage, nous nous exerçons sur l’inspiration seule. Puis lors d’un autre exercice, nous travaillons l’expiration seule.

Commencer par la phase d’observation seule permet d’apprendre à concentrer son attention sans faille pendant …5 mn et d’augmenter lentement la durée.

On peut donc observer : le volume, le rythme, le débit, la vitesse, la symétrie du souffle, sa direction.

Puis porter son attention sur les parois internes du corps en contact avec le souffle et rendre ce contact homogène.

L’idée générale est d’amplifier et de ralentir le souffle.

Aussi de rendre le débit régulier, identique à droite et à gauche.

Il est possible de pratiquer dans la position assise ou allongée en savasana.

Dans les 2 cas, la posture doit être maintenue ferme, stable, symétrique, alignée, sans tension et sans effort.

La colonne doit être comme une tige immuable sans entraver le jeu des muscles et des articulations des segments directement concernés :clavicules, sternum, côtes, omoplates ou indirectement : les bras et les cuisses.

Le ventre et la coupole du diaphragme sont détendus, sans que l’on cherche à créer un mouvement ou une action : on ne gonfle ni ne durcit l’abdomen. On laisse faire et l’on observe les sensations.

Certes, il existe des exercices de Pranayama où l’on « saisit » le ventre mais ils sont réellement dangereux pour les organes des novices.

Si l’on a bien compris ce qu’ils doivent apporter à la posture, on peut utiliser des supports : couvertures, briques, sangles, banc, chaise, bandage, mur, …

En Pranayama, le corps et le mental doivent se coordonner pour que le souffle puisse générer une nouvelle énergie « prana » qui sera ensuite emmagasinée dans les7 chambres de la colonne vertébrale , puis distribuées à travers les canaux subtils.

Selon les textes anciens, le Pranayama permet d’allonger la vie mais aussi d’augmenter sa qualité.

Selon Patanjali, le Pranayama détruit le voile qui recouvre la lumière de l’intelligence et annonce l’aube de la sagesse.

Pour en savoir beaucoup plus …procurez-vous l’indispensable guide « lumière sur le pranayama » de B.K.S. Iyengar auprès de vos librairies habituelles et bien réelles.

10 points pour améliorer la compréhension de Utthita Trikonasana

la posture d’un Maître !
  1. le tibia et le haut de la cuisse arrière doivent tourner au même rythme vers l’extérieur
  2. le mouvement de la jambe avant est correct quand il part d’un talon bien ajusté
  3. en descendant, gardez séparés le talon et le reste de la plante des 2 pieds
  4. tirez la hanche droite vers la hanche gauche, ramenez la hanche droite en avant et levez la hanche gauche pour tourner la poitrine
  5. le coccyx et l’arrière de la tête doivent rester alignés
  6. la colonne vertébrale frontale doit devenir plus longue que la colonne vertébrale dorsale
  7. la poitrine droite doit aller vers l’avant et le haut de la poitrine gauche vers le ciel
  8. le bras levé doit rester lourd pour que l’énergie circule dans la colonne vertébrale
  9. on regarde le pouce de la main gauche avec l’oeil droit pendant que l’oeil gauche reste passif
  10. la nuque doit rester passive pour que le cerveau reste neutre

Salamba Sarvangasana et halasana: la phase 3

Pour les élèves du cours débutant qui se sont entraînés aux 2 phases précédentes, voici la phase 3 et pour les élèves habitués à la posture l’occasion de se rafraichir la mémoire !

une video explicative à suivre de près !

https://vimeo.com/413464771 mdp sarvangasana3

voici la phase qui permet vraiment d’installer la structure de la posture correctement. Les phases 4 et 5 permettront de monter très facilement dans la « chandelle ». J’espère avoir le plaisir de vous les enseigner en direct, même masquée !

Ce sera une grande joie de nous revoir et de partager le Yoga, ce merveilleux trésor !

« …prenant le contrepied de l’affliction, le Yoga prend naissance dans le coeur de chacun au point ultime de sa souffrance .»

Prashant Iyengar, fils de B.K.S. Iyengar

Yogapincha n°4

1- réponses à toutes vos questions (enfin… je l’espère!)

Viparita Dandasana

Viparita Dandasana sur la chaise dans la série « immunité » ou sur 2 tabourets dans « stabilité émotionnelle » :

Son nom officiel : Dvi Pada Viparita Dandasana

Pour la comprendre, je vous conseille de regarder attentivement dans « Bible du Yoga » les photos et de lire les explications. C’est une posture arrière avancée qui étire le buste et surtout ouvre de manièreconsidérable la poitrine. Sur le plan mental, elle est apaisante.

La version sur la chaise a été inventée par BKS Iyengar pour permettre à des pratiquant.es débutants d’en recevoir les bienfaits. Créé pour des malades, l’ « escargot » que vous avez peut-être utilisé ou aperçu au Centre permet d’être encore plus soutenu.e.

La version sur la chaise a été inventée par BKS Iyengar pour permettre à des pratiquant.es débutants d’en recevoir les bienfaits. Créé pour des malades, l’ « escargot » que vous avez peut-être utilisé ou aperçu au Centre permet d’être encore plus soutenu.e.

Il en existe encore beaucoup d’autres versions, dont celle sur les 2 tabourets, qui nécessite 2 supports identiques et une bonne maîtrise de la posture sur la chaise.

Si vous n’avez jamais pratiqué sérieusement des étirements vers l’arrière simples comme Salabhasana (la sauterelle), Makarasana (le crocodile), Dhanurasana (l’arc), Caturanga Dandasana (le bâton sur 4 roues), Urdva Mukha Svanasana (le chien inversé), je vous déconseille Viparita Dandasana sur les tabourets ou même sur la chaise en auto-apprentissage car le corps n’est vraisemblablement pas prêt.

Comme je l’avais écrit dans YP n°2 « sautez les postures que vous ne connaissez pas ».

Autre stratégie : travaillez les postures arrières simples (baby back bend) ci-dessus et essayez-vous ensuite à Viparita Dandasana sur la chaise.

Vous trouverez une vidéo d’apprentissage ici (mdp : viparitadandasana)

Niralamba Halasana série « stabilité émotionnelle »

C’est une version de détente de Halasana qui est proposée. Niralamba signifie « sans support », ce qui peut surprendre puisqu’on utilise un tabouret pour poser les genoux.

La posture habituelle s’effectue en utilisant l’étirement des bras et des jambes pour redresser le buste. Ici les bras et les jambes sont passives et ne soutiennent pas le buste. Il s’agit donc de s’installer confortablement pour pouvoir rester détendu.e pendant 5 à 10 mn sans réajustements.

Respirer avec la bouche ouverte : je cite BKS Iyengar dans une conférence donnée le 05/07/92 à l’Université d’Alberta « ouvrir la bouche pour respirer est le premier signe que le coeur va être affecté … ».

C’est pour cette raison que nous sommes, à l’image du maître intraitables sur le sujet ! Il appelait de tous ses vœux une collaboration étroite entre les médecins et les yogis pour apprendre mutuellement dans l’intérêt des patients.

Alors concrètement que fait-on si l’on a le nez bouché par un rhume ou une allergie ? La nature dans son immense sagesse a prévu une « issue de secours » mais respirer par la bouche doit être réservé aux « urgences »et ne pas devenir un mode de vie ou même une habitude lors des pratiques sportives.

Allergies respiratoires saisonnières

j’ai personnellement été de longues années affectées par des rhinites allergiques qui finissaient par installer un asthme chronique. Les traitements conventionnels provoquaient des effets secondaires très gênants et peu d’effets primaires positifs !

Ce que j’ai pu expérimenter, c’est l’aide que le Yoga, assorti d’une très bonne hygiène de vie, m’a apporté . Les postures vers l’avant, le front posé sur un support, un bandage autour de la tête calment les crises.Les postures arrières longues avec support, sans ouvrir exagérément la poitrine permettent de mieux respirer.

En dehors des crises et pendant celles-ci si on est en état de les pratiquer, les postures inversées régulent le système immunitaire. De plus, 1 /2 Halasana avec des couvertures roulées sous la tête débouche le nez.

Sethu bandha

Le matin donne l’énergie que le manque de sommeil ne procure pas. Une bonne pratique régulière amène progressivement l’organisme à se rééquilibrer mais l’hygiène de vie est fondamentale.

Salamba Sarvangasana (l’équilibre sur les épaules) sur la chaise

Cette version est présentée avec les jambes reposant sur le dossier de la chaise. Si ce contact est douloureux, 2 options s’offrent à vous : supporter cette douleur qui ne crée aucun mal ou poser une couverture pliée sur le dossier. A mon avis, les 2 méritent d’être expérimentées.

Pascimottanasana

C’est une posture qui étire fortement la partie postérieure de la colonne vertébrale et les 2 côtés du buste qui doivent tous les 3 aller à la même vitesse vers l’avant. Selon votre souplesse attraper les bords extérieurs de vos pieds ou croisez les doigts derrière le talon ou attrapez un poignet ou une sangle ou même une chaise si vous êtes raides. Les muscles du dos doivent s’écarter de la colonne vertébrale Je conseille de s’asseoir sur une couverture

Upavista Konasana (série stabilité émotionnelle)

asseyez vous sur une couverture seulement si vous êtes très raide. allongez bien l’arrière des jambes et fixez l’arrière des talons loin de vous sur le sol, pressez l’arrière des cuisses au sol et allonger les côtés du buste et la colonne vertébrale qui doit devenir concave.

plusieurs versions possibles :

  • attraper les gros orteils
  • passer une sangle derrière chaque pied
  • poser les mains au sol de chaque côté le ventre bien détendu, levé vers la poitrine, les aines externes roulées vers l’arrière

Tensions lombaires

quand le bas du dos est fragile, l’arrière des cuisses et des jambes doivent être très étirés pour soulager la pression. A la seconde où il y a relâchement, le bas du dos se tend. Dans la série « immunité », cela concerne toutes les postures et notamment Sethu Bandha en prenant un appui très ferme constant sur les talons posés sur une brique, avec les cuisses bien roulées vers l’intérieur et poussées vers le sol.

Faire Savasana avec un bolster sous les genoux ou les jambes posées sur une chaise. Il est possible aussi de pratiquer la série en alternance avec un petit programme de détente du bas du dos :

  • Dvi Supta Pavana Muktasana : allongé sur le dos, les jambes ramenées vers soi
  • Ekapada Supta Pavana Muktasana : idem avec 1 jambe bien étirée au sol (2 ou 3x)
  • Urdva Prasarita Padottanasana avec une sangle derrière les pieds jambe à 90°
  • Baradvajasana sur la chaise : pour les personnes qui connaissent la posture (2x)
  • Adho Mukha Svanasana : le chien au mur ou dans l’espace
  • Savasana : les jambes sur un support

Ajouter des postures qui n’y figurent pas dans les séries thérapeutiques ?

«renforcer son immunité » et « stabilité émotionnelle » doivent être pratiquées sans modifications pour ne pas altérer leur efficacité. Par contre si vous ne connaissez pas une posture, supprimez la pour pratiquer en toute sécurité. (Voir YP n°2)

2- Pour les éléves du cours débutant : la phase 2 de Salamba Sarvangasana

Une video, rien que pour vous : cette posture est à votre portée ! (mdp : sarvangasana2)

Petit retour sur les précautions : ne pas faire la posture si problèmes cervicaux ou auriculaires, hypertension, glaucome, si vous avez vos règles. Si c’est votre cas, ne vous désolez pas, il existe des alternatives que nous verrons en cours !

3- Pour celles/ceux qui pratiquent déjà la posture : 10 points pour améliorer Salamba Sarvangasana

  1. rouler les épaules en arrière et lever verticalement le haut des omoplates
  2. la face intérieure des bras doit devenir plus longue que la face externe
  3. le bord extérieur des bras doit presser le sol
  4. les coudes externes descendent vers le sol
  5. le devant et l’arrière du buste doivent rester parallèles
  6. étirer la face interne des jambes pour rentrer le coccyx et ramener l’arrière du coccyx vers le coccyx frontal
  7. la tête du coccyx se dirige tout droit vers plafond
  8. les talons doivent être pleins et levés, les boules de pied poussées vers le plafond sans tension, les orteils tirés vers le bas. Bomber et rapprocher les chevilles internes.Pour les éléves plus avancés : tirer l’aine antérieure en direction du gros orteil
  9. ce sont les bords extérieurs de la nuque qui touchent le sol et la couverture, et non les vertèbres
  10. le cerveau frontal doit se reposer sur le cerveau postérieur

Un peu de philosophie, en « écoutant » B.K.S. Iyengar évoquer l’intensité :

« Ce n’est que par une intense sadhana que l’on peut recueillir les fruits du Yoga, et pas autrement. La conscience est présente partout mais elle est endormie. Lorsque l’on pratique les asanas nous devons libèrer la conscience de son inertie et cela jusque dans la plante de nos pieds. Si je dis « sentez votre orteil », la conscience s’y éveille. Sinon il ne se passera rien. Pourquoi ne pas garder la conscience en éveil d’une manière égale à travers le corps ? C’est ce qu’on entend par intensité, car garder une conscience qui ne soit pas fragmentée, mais au contraire dans un état d’unité absolue quelle que soit la posture, exige de l’intensité. Même si elle peut parfois paraître agressive. Mais intense, c’est intense (rires). »

Extrait d’une conférence donnée le 05/07/1992 à l’université d’Alberta (Canada).

Pratiquez bien !


Et n’oubliez pas que « tout passe » !

Yogapincha n°3

Le courrier du coeur !

Beaucoup de questions suite aux programmes envoyés.

1) pour celle et peut-être ceux qui n’ont pas remarqué : la série « stabilité émotionnelle » se trouve ici !

2) si pour n’importe quelle raison, vous ne pouvez ou ne devez pas pratiquer une posture : passez à la suivante !

3) si Viparita Dandasana pose problème : bas du dos ou femmes règlées, vous pouvez lever les pieds sur une brique ou deux mais tendez bien vos jambes

4) en fonction de votre état physique et mental, et non de votre envie !.., choisissez une série et pratiquez-la sans traîner, sans distraction, en continu : c’est ainsi qu’elle donnera le maximum d’effets. Pratiquer la même série pendant plusieurs jours consécutifs permet de l’approfondir, d’augmenter les temps, d’avoir accès à de nouvelles informations. Si elle devient une routine monotone, reprenez une pratique normale en vous impliquant complètement dans chaque posture.

10 points pour perfectionner salamba sirsasana, la posture sur la tête :

  1. en gardant la tête calme, immobile pendant toutes les corrections
  2. levez les épaules, levez la cage thoracique toute entière, levez le sternum
  3. levez l’arrière des biceps
  4. ramener le bassin en arrière et la poitrine en avant
  5. la face interne des bras doit être plus forte que la face externe
  6. l’énergie des doigts et des poignets doit descendre pour que celle de la colonne monte
  7. lever les épaules internes et ouvrez les clavicules
  8. élargissez horizontalement les omoplates et rentrez-les
  9. levez les hanches externes et rentrez le devant des cuisses et le sacrum
  10. descendez sur l’expiration sans perdre l’appui dans le centre de vos avant-bras

Salamba Sarvangasana pour les débutant.es, 1ère partie

La video est ici (mdp : 1000mercis).

L’apprentissage de cette posture majeure du programme de 1ère année commence maintenant et va se poursuivre sur 4 ou 5 semaines. Elle se place entre Dandasana (posture assise) et Vajrasana (posture à genoux). Une bonne révision aussi pour les non-débutant.es !

L’art du Pranayama 1ère partie

B.K.S. Iyengar a écrit un traité de 280 pages sur le sujet, « lumière sur le Pranayama » publié en 1981, qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui. Pratiqué quotidiennement, le Pranayama ôte la peur, augmente la volonté, installe une vie yogique sans effort.

Le Pranayama ou contrôle du souffle consiste en 3 mouvements essentiels : inspiration, expiration et rétention.

La rétention, qui risque d’endommager les organes si elle est mal comprise, ne doit pas être pratiquée par les débutant.es, et l’on est longtemps novice en Pranayama !

L’inspiration correspond à l’absorption d’énergie et l’expiration est l’action de vider le cerveau et le mental et de s’abandonner.

Si l’on utilise la force physique, si l’on crée des tensions dans le corps, on a basculé dans la respiration forcée et quitté le monde subtil et bénéfique du Pranayama. Il faut donc d’abord apprendre à observer les cycles d’inspiration et d’expiration tels qu’ils se présentent, sans chercher à les modifier en restant stable et concentré.e.

C’est ce que vous proposent, en fin de séance, la série « immunité » et la série « stabilité émotionnelle ».

Le Pranayama peut se pratiquer assis ou allongé. Dans les 2 cas la colonne doit être très étirée et le corps très stable.

Le bon positionnement de la tête est essentiel pour garder le cerveau tranquille : en position assise : le menton doit venir en contact de la poitrine. Comme c’est difficile quand on débute, il vaut mieux s’allonger en Savasana.

Je recommande de s’allonger sur une couverture pliée sous la colonne ou un bolster pour surélever la poitrine (voir la photo sur le mail).

Vous devez être stable avec les yeux clos et le regard tourné vers l’intérieur de la poitrine.

Détendez-vous complètement pendant 5-7 minutes puis commencez.

Les personnes débutantes s’exerceront simplement à observer le souffle en continu tel qu’il se présente, sans se distraire.

Si vous avez déjà suivi plusieurs cours de Pranayama, vous pouvez suivre l’exercice proposé dans la série.

Terminez toujours par Savasana en ôtant tous les supports sauf 1 couverture pour la tête.

Le Pranayama est une école de patience qui crée un pont entre la quête externe et la quête interne de la Sadhana (à vos articles et vos ouvrages!)

Yogapincha n°2

En premier lieu, des remerciements en bouquets de plumes de paon :

  • A Julien, Nicolas, Pascal qui me conseillent et… supportent mon incompétence ; ) !
  • A vous qui lisez YogaPincha, posez des questions, envoyez dessins, mandalas de terrasse, photo de votre coin yoga, suggestions …et surtout des encouragements !

Merci, merci et merci encore !


Comme vous êtes presque 120 sur la liste, il m’est impossible de vous répondre personnellement, mais je lis tout et tâche de vous répondre collectivement dans ces lignes libres. Soyez autonome ! Emparez-vous de l’enseignement et faites un bond en avant !

A propos, c’est le moment de sortir vos ouvrages : Bible du Yoga, la Voie de la Paix intérieure, Sagesse et Pratique du Yoga, Lumière sur les Yoga-Sutras de Patanjali, Astadala Yoga Mala, le Yoga pour les enfants… ainsi que tous les articles étudiés lors des stages d’approfondissement, en particulier, et de les re-lire ! C’est un stage géant d’approfondissement que nous suivons tou.te.s !

L’épreuve nous amène à la réflexion et finalement à l’introspection. B.K.S. Iyengar était un homme extraordinaire qui, dans l’adversité, savait transformer l’épreuve en sagesse, extraire la lumière des ténèbres. Il suffit de lire la litanie des maladies et souffrances depuis sa naissance et d’observer son parcours terrestre exceptionnel pour s’en convaincre.

Saviez-vous qu’il était né en 1918 d’une mère qui avait attrapé la grippe espagnole pendant la pandémie qui ravageait la planète ? Peut-être que le défi collectif qui nous est proposé aujourd’hui consiste à transformer cette épreuve mondiale en expérience humaine exceptionnelle pour nos vies et l’ensemble du vivant.


Pour les personnes débutantes

Comme je vous l’ai suggéré, c’est une très bonne idée de pratiquer en ce moment le programme thérapeutique « renforcer son immunité » avec les adaptations proposées dans Yogapincha 1.

Si vous pratiquez plusieurs fois par semaine, ce que je vous recommande, vous pouvez alterner, selon vos disponibilités, avec le programme de pratique « normale ».

En cas de fatigue ou de symptômes reprenez le programme « renforcer son immunité ». Pour vous y aider, voici une video (mot de passe : BKSyengar) qui récapitule le programme du cours débutant tel que je l’ai enseigné jusqu’à la dernière semaine.

Entraînez-vous bien, en gardant les postures selon les temps habituels, et en répétant 2 ou 3 fois les postures qui vous semblent difficiles , ainsi que les nouvelles. Très bientôt, je vous donnerai les nouvelles postures à insérer dans cette trame.

Programme thérapeutique « stabilité émotionnelle »

La combinaison « enfermement » ou travail intensif et peur de la maladie pour soi ou pour les autres génère un stress qui affecte tout notre organisme, et en particulier le système immunitaire. Les « hauts et les bas » émotionnels s’intensifient et notre mental crée beaucoup de perturbations.

Cette série permet de se détendre profondément, de chasser les toxines du stress et de se recharger. Les dessins vont vous guider, mais hélas, comme trop souvent dans ces séries toutes prêtes, certains sont erronés et les consignes insuffisantes pour pratiquer seul.e. Reprenons ensemble ce programme :

  • Si vous possédez un bandage et savez l’utiliser, n’hésitez pas à le porter pendant toute la séance pour en intensifier les effets.
  • Essayez au maximum de vous rapprocher des temps demandés.
  • Sautez les postures que vous ne connaissez pas. Ne mélangez pas et n’ajoutez rien.
  • Gardez vos jambes bien étirées et détendez le ventre au maximum

1. Adho Mukha Svanasana : mains au sol et au mur

2. Uttanasana : alternatives :

  • bras croisés et pieds écartés
  • mains sur brique
  • tête et bras croisés posés sur une chaise
  • pieds joints mains au sol (voir série « immunité)

3. Salamba Sirsasana : ne cherchez pas à augmenter le temps dans la posture. Respirez tranquillement en redressant vos épaules. Pour finir, restez étiré.e et joignez les plantes de pied.

4. Viparita Dandasana : sur une chaise, un escargot ou une table basse + briques/pieds sangle autour des cuisses, bras vers le bas et paumes vers le ciel

5.Salamba Sarvangasana sur une chaise, un antidérapant et 1 ou 2 couvertures pliées sous les fessiers, un bolster transversal sous la tête et les épaules. Attraper les pieds arrière de la chaise par l’intérieur.

6. Niralamba Sarvangasana : tête au sol qui ne doit pas toucher le mur, épaules sur un bolster, pieds au mur et orteils retournés. Astuce pour monter : poser une couverture sous les fessiers et prenez de l’élan (çà finit toujours par marcher!)

7.demi-Halasana

8. Setu Bandha Sarvangasana : sur un traversin, sur une table basse, idéalement pas sur les briques ou alors avec une brique sous les talons au mur si vous connaissez bien la posture.

9. Viparita Karani : avec un seul traversin ou couvertures étroites hautes, en ménageant un espace entre le support et le mur pour y descendre les fessiers Pour revenir : ne pas tourner à droite mais reculer et rester un moment à plat.

10. Paschimottanasana : une couverture sous les fessiers, jambes très étirées, si vous ne pouvez pas toucher vos pieds, une sangle derrière les pieds.

11. Upavista Konasana : une couverture sous les fessiers si bas du dos raide, sangle autour de chaque pied si nécessaire ou mains posées au sol et buste à 90°

12. Baddha Konasana : dos au mur ou contre un lit ou canapé pour être bien redressé ou assis.e sur une couverture étroite et briques sous les mains si nécessaire redresser le dos et ouvrir la poitrine

13. Supta Virasana : traversin sous la colonne vertébrale et couverture sous la tête genoux au sol et joints (sangle)

14. Viloma Pranayama : vraiment déconseillé si vous n’avez jamais pratiqué le Pranayama Jambes croisées en svastikasana, dos au mur si fatigue, menton sur la poitrine

15. Savasana : 10 mn minimum même installation que d’habitude, en se couvrant bien en couvrant ses yeux.


Je n’ai pas parlé du Pranayama comme promis. Il m’a semblé que cela pouvait attendre.

N’hésitez pas à faire pratiquer les enfants, ou à insérer des postures dans les jeux.

Surtout ne les corrigez pas, enchaînez rapidement les asanas avec eux sans chercher à les perfectionner et faites de ce moment une fête sauvage ! c’est ainsi que leur anxiété va se dissoudre.

A très bientôt !

Yogapincha n° 1

YOGAPINCHA est le journal du Yoga, plus précisément la plume du Yoga. Ce mot se prononce [yogapinecha]. On retrouve pincha dans pinchamayurasana, la posture du paon.

Vous pouvez imaginer que je vous écris avec une plume de paon !

Dans ce premier numéro, revenons sur la série « pratiquer et renforcer son immunité » qui nous vient du cours thérapeutique de l’Institut de Puna.

Vous êtes nombreux-ses à me poser des questions et vous êtes aussi pas mal à vous dire que ce programme est trop difficile pour vous : Je vais tenter de répondre aux un.es et aux autres en partageant ma compréhension de l’enseignement de Guruji :

1 . bizarre cet enchaînement ! On pourrait peut-être faire une bonne série de postures debout avant ?

Eh bien non ! ce ne serait pas une bonne idée du tout. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un programme thérapeutique qui possède sa cohérence et son objectif. Pour cette raison, il est possible d’ôter les postures inconnues mais il faut bien garder la structure, ne pas mélanger les postures, ne pas en ajouter.

N’oubliez pas que le Yoga agit sur nous à travers nos différents corps : anatomique, physiologique, énergétique, psychologique et spirituel.

Mon conseil: pratiquez les 2 séries telles quelles, en continu ou un jour sur 2 ou toute autre périodicité qui vous convient, en alternant avec vos séries habituelles.

En cas de fatigue ou de symptômes, reprenez la en continu.

2. Les durées sont trop longues pour moi

C’est une caractéristique des séries thérapeutiques de garder les postures longuement parce que c’est ainsi qu’elles sont efficaces.

Mon conseil : Si vous connaissez la posture, posez un minuteur près de vous pour mesurer votre temps. Petit à petit augmentez-le. Vous serez surpris.e de vos progrès ! Ne passez pas votre temps à penser au temps : corrigez-vous en permanence. Vous allez apprendre beaucoup !

3. ce programme est trop difficile pour moi

Evidemment c’est un programme de niveau 2-3 qui doit être adapté pour les personnes débutantes. Reprenons la série du matin dans l’ordre :

Uttanasana : c’est une posture que l’on a récemment étudiée sous sa forme simplifiée, pieds écartés et en attrapant les coudes.

Mon conseil : posez les mains à plat au sol avec le pouce et l’index ouverts contre un mur. On peut poser la tête sur une couverture pliée ou des briques (livres) ou traversin. Tendez bien vos bras et vos jambes. Restez en détendant le ventre.

Adho Mukha Svanasana : assez facile à réaliser

Mon conseil : posez les mains à plat au sol avec le pouce et l’index ouverts contre un mur. On peut poser la tête sur une couverture pliée ou des briques (livres) ou traversin. Tendez bien vos bras et vos jambes. Restez en détendant le ventre.

Prasarita Padottanasana : c’est une posture que vous connaissez déjà, ici la tête est posée au sol.

Mon conseil : si vous ne touchez pas le sol, posez une couverture pliée, une brique… gardez les jambes puissantes et le ventre relâché.

Sirsasana et ses variations : prématuré pour beaucoup parmi vous.

Sarvangasana et halasana : ces deux postures majeures sont au programme débutant dès la semaine prochaine ! Leur apprentissage très progressif fera l’objet d’une vidéo dés qu’on sera au point.

Attention ! Ici on va intercaler la 4ème posture du programme du soir :

Setu Bandha Sarvangasana : au lieu d’une brique on utilisera un traversin ou 2 couvertures pliées en long. Le dos tout entier est posé sur le support mais les épaules frôlent le sol. Les jambes sont puissamment étirées et les cuisses poussées vers le sol.

Mon conseil : vous pouvez serrer les cuisses avec une sangle ou écarter les pieds regardez vers le centre de la poitrine.

Viparita karani : il faut ménager un espace entre le mur et le support sous le bassin. Les fessiers doivent descendre derrière le long du mur et derrière le support.

Mon conseil : les fessiers doivent être collés au mur et là la posture est délicieuse ! Vous pouvez fermer les yeux et vous détendre complètement.

Savasana : la relaxation est très importante pour le système immunitaire. Installez-vous bien, couvrez-vous, couvrez vos yeux et restez au minimum 10 mn.

Avant de refermer ce premier numéro

Pratiquez bien, avec attention et confiance !

Les effets viendront inévitablement.

Ne vous découragez pas, les postures doivent être apprivoisées !

Merci à tout.e.s !

Dans le prochain numéro : Viloma et Ujjayi Pranayama

« II.16 heyam duhkham anagatam »

les souffrances non encore survenues peuvent et doivent être évitées

Patanjali